Bien que né sur les rives du Mékong, c'est lorsqu'il débarque très jeune en Europe qu'il sera bercé et grandira au sein d'une culture fortement teintée de latinité, puisque ses jeunes années
se déroulent entre Toulouse, les Pyrénées et l'Andorre et la capitale catalane, Barcelone.
Lorsqu'il s'installe à Paris dans les années 70 avec pour seul bagage une passion pour la musique, il a la chance d'intégrer très vite le milieu de la radio et il fait alors l'apprentissage de plusieurs métiers de la communication. Il est apprenti journaliste, programmateur musical à RTL, producteur d'émissions à RMC et il fonde sa propre société de production publicitaire.
En 1988, à l'instigation de son associé d'alors, Thibaut Chatel, il enregistre sur un rythme de rumba flamenca le texte originel de "La Foule", immortalisée par Edith Piaf, et cela devient "Amor de mis amores". Vendu à plus de 800 000 exemplaires, ce titre restera 5 semaines 1er au Top 50 et connaitra une notoriété importante, y compris hors de nos frontières.
Ses goûts en matière de musique sont très éclectiques, puisqu'ils vont de Stevie Wonder en passant par Alain Souchon,Omara Portuondo, Compay Segundo, Ibrahim Ferrer et il se sent très heureux des tendances qui pratiquent le métissage culturel et musical.
En Avril 2002, Paco réalise un de ses rêves les plus fous: il part avec Gérard Bikialo, (l'arrangeur de Francis Cabrel, du dernier album d'Yves Duteil et de celui de Charlotte Rampling), enregistrer un album dans le sanctuaire de la musique latine : Cuba.
Pendant un mois, ils vont vivre une aventure humaine et artistique inoubliable. L'album est enregistré au studio Abdala à la Havane. Les musiciens cubains non seulement jouent avec leur âme, mais encore participent beaucoup en apportant leur part de créativité par l'emploi d'instruments comme le "tres" ou le" requinto" ou encore en adaptant les chansons à des rytmes authentiquement cubaains comme le "danzon" ou le "boléro".
Le parti pris artistique était de faire un album le plus proche possible de ce qui caractérise la musique latine, en ne faisant appel qu'à des instruments acoustiques. De plus , comme à Cuba tout est musique, il arrive à Gérard Bikialo et à Paco de faire appel à des musiciens qui jouent dans des petits groupes aux terrasses des cafés et des hôtels et il s'avère que la plupart du temps ces musiciens sont extraordinaires. Ainsi cette flûtiste rencontrée dans un café et qui joue dans deux titres de l'album ou encore un trio qui lui participe à "Caminito", donnant tout à coup une couleur très "roots" à ce titre.
L'album s'intitule "Manufacturado en Cuba" et reflète bien l'état d'esprit artisanal dans lequel il a été enregistré, essayant de restituer ce qui fait l'âme de cette musique, à savoir la chaleur, le rythme et l'authenticité